
Découvre comment ça alimente la planète à travers ces 5 étiquettes !

Accéder à une alimentation saine, c’est pouvoir se nourrir non seulement d’aliments variés, frais, locaux, peu transformés ; mais aussi riches en fibres, vitamines et minéraux, et faibles en sucres ajoutés ou en graisses saturées.
Malgré une production alimentaire suffisante, les aliments sains et nutritifs sont encore souvent indisponibles, inaccessibles et inabordables.
Plus de 673 millions de personnes souffrent de la faim, plus d’un milliard sont obèses et plus de 2.3 milliards sont en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave. Ne faisons plus de compromis sur ces chiffres !

Face à l’inflation, nous sommes tentés de nous diriger vers une alimentation à bas coût. Cela dit, elle ne l’est qu’en apparence : par son mode de production, elle contribue aux dérèglements climatiques et à la pollution des sols et nappes phréatiques. Certains de nos modes de consommation demandent également par la suite des soins de santé, ce qui pourrait être évité si nous mangions plus sainement.
Selon la FAO, les coûts cachés des systèmes agroalimentaires ont dépassé les 10.000 milliards de dollars en 2020, montant qui équivaut à 10% du PIB mondial. Se nourrir d’aliments sains issus d’une production durable, c’est essentiel sur le plan environnemental, mais c’est aussi un enjeu majeur de justice sociale et de santé publique.

Le transport est une composante non-négligeable de notre alimentation. Réduire la distance parcourue par nos aliments est bénéfique sur de nombreux points : plus écologique, aliments plus frais et avec moins de conservateurs, etc.
En circuit court, un respect mutuel s’installe: les familles paysannes sont motivées à proposer des produits de qualité à leur clientèle qu’elles rencontrent régulièrement ; et cette clientèle a le pouvoir de valoriser leur travail, de mieux comprendre leurs difficultés, et donc de finalement apprécier davantage la qualité des produits.

Au Pérou, le Punto Verde de Paucarbambilla est un espace où producteurs, productrices et familles se retrouvent autour de produits sains et agroécologiques. Sheyla y a découvert une nouvelle façon de consommer et de se connecter à sa communauté.
« Il y a un an, je suis arrivée dans cette région et depuis, j’ai beaucoup appris grâce au Punto Verde. Avant, j’achetais sans trop réfléchir, sans savoir d’où venaient les aliments ni comment ils étaient produits. Aujourd’hui, je valorise la consommation de produits sains, durables et agroécologiques. Je me sens plus connectée à ma communauté, aux producteurs et à la planète. Mes choix sont plus conscients et cela me fait du bien en tant que mère, femme et citoyenne. »

Au Luxembourg, 85% de l’alimentation consommée est importée, dont 90% des fruits et légumes.
Des initiatives comme Changeons de menu ! ou Bio Vereenegung valorisent une production plus locale, durable et de saison en identifiant les producteurs et productrices locaux qui sont dans cette dynamique. Aller faire nos courses chez ces derniers est une démarche positive pour l’environnement, l’économie locale, la société et la santé ! C’est ce que nous explique avec ses mots, Jérémy, fils d’une famille paysanne de l’autre bout du monde (Huánuco, Pérou) :

Se nourrir, c’est finalement voter plusieurs fois par jour. Chaque repas pris peut refléter les valeurs qui nous sont chères. Acheter local, bio ou équitable, c’est faire un choix de société. Ces produits peuvent garantir une rémunération juste aux producteurs ou reposer sur des pratiques agricoles respectueuses de la nature.
Chez Iles de Paix, le futur que nous voulons nourrir, c’est bien celui qui sera positif pour la société, l’environnement et notre avenir à long terme.