Épisode 3 : des techniques agro-écologiques efficaces

Tayonta, chef du groupe maraîcher de Koukouatchingou, dans le nord du Bénin, nous a parlé de trois techniques qu’il a expérimentées et des conclusions qu’il en a tirées.


Au Bénin
, Iles de Paix vise de plus en plus à sensibiliser les maraîchers à diverses techniques agro-écologiques. Celles-ci ont pour but principal d’utiliser des ressources naturelles et d’en tirer un maximum, tout en améliorant la qualité de leurs cultures ainsi que les capacités de renouvellement de celles-ci. Différentes « expérimentations » ont déjà été mises en place, de manière à créer des façons de cultiver qui nécessitent moins d’eau, qui enrichissent les sols et qui produisent donc des meilleurs rendements. Chaque expérience révèle des avantages mais parfois aussi des inconvénients (coût, matériel, etc.). Tayonta, chef du groupe maraîcher de Koukouatchingou, dans le nord du Bénin, nous a parlé de trois techniques qu’il a expérimentées et des conclusions qu’il en a tirées.

Technique n°1 : le « goutte-à-goutte »

Le « goutte-à-goutte » : le goutte-à-goutte est la méthode d’irrigation par excellence, la plus connue et utilisée par les producteurs sur de grandes surfaces. Le principe est d’utiliser un minimum d’eau, en arrosant chaque plant au plus près des racines (évitant ainsi d’arroser les surfaces inutiles) et à faible débit sur une longue période.

Avantage : l’économie considérable d’eau (trois fois moins d’eau utilisée par rapport à une parcelle traditionnelle).

Points d’attention : la difficulté d’acquisition et d’installation du matériel, et la perte de place liée à l’installation.

Technique du goutte-à-goutte

 

Technique n°2 : les « sillons bâchés »

 

Les « sillons bâchés » : cette technique consiste à creuser un sillon au milieu de la parcelle cultivée, qui est ensuite tapissé d’une bâche en plastique perforée au niveau des arêtes du bas, à la hauteur de chaque plant repiqué. La bâche est chaque jour remplie d’eau, qui va irriguer chaque plan au travers des perforations.

Avantage : l’économie d’eau.

Point d’attention : la dégradation du matériel au fil du temps.

Technique des « sillons bâchés »

Technique n°3 : les «canaris enterrés »

Les « canaris enterrés » : cette technique très simple consiste à enterrer une jarre en argile disposant d’une perméabilité limitée. La jarre enterrée laisse filtrer l’eau très lentement à travers ses parois poreuses, sur le principe même de la « transpiration » du canari.

Avantage : technique extrêmement économique en eau.

Point d’attention : si la cuisson des jarres n’est pas bonne, la transpiration ne se fera pas, ou très peu !

Technique des « canaris enterrés »

Technique des « canaris enterrés »
Technique des « canaris enterrés »

 

Ces expériences, parmi tant d’autres, permettent au cultivateur de prendre conscience qu’il existe des alternatives lui permettant d’améliorer sa façon de cultiver sur du long terme.

 


Plantation de piments

 

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